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Histoire de l'érotisme, musée érotique

ÉPOQUES CHRÉTIENNES:

 


L'église hésita longtemps à reconnaitre une âme ä la femme; mais c'est une femme qu'elle pose sur les autels, à la place d'Isis. Le christianisme permet ä l'érotisme d'atteindre son sommet car il lui donne l'esprit redoutable de l'interdit. De plus, il y a rupture avec le passé réel des civilisations mediterrannéennes; la croix aurait pu être la croix sexuée des égyptiens...
 
Il serait vain de fouiller les origines du christianisme. L'interdit est au commencement.
Grégoire VII croyait que les femmes sont près du Diable; saint Thomas d'Aquin affirmait que les démons existent par le vice et la concupiscence, ergo par le terrain privilégié de la femme.
Les tentations et, enfin, le péché, ne peuvent venir que de la femme. La femme devient le sexe par excellence. Le péché est d'ailleurs un prétexte de le représenter, ce qui nous vaut les innombrables motifs érotiques dans l'art consacré aux églises. La notion du péché a une portée incalculable depuis la honte féminine jusqu'ä la terreur du péché se muant en plaisir du risque couru. La "présence" du Démon engendre un monstre sexuel nouveau: La sorcière.
 
A cet amour chrétien succède l'amour courtois et l'amour chevaleresque qui subliment partiellement l'amour charnel. Les Croisades rendent l'église presque tolerante (treize mille courtisanes suivaient les Croisés) et commence ce travail d'osmose entre Occident et Orient.

Que Dieu me laisse encore assez vivre, pour que j'aie mes mains sous son manteau. (Breviari d'amor. X. 23-24)

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