L'érotologie grècque (et son complément latin)
est le reflet d'un monde qui s'épanouit au-delà de toute
imagination, un monde qui n'ignore jamais les ressorts de la joie,
de la souffrance, de l'extase, de la volupte. L'Olympe est
la projection quasi théâtrale de la sexualité
liberée des Grecs; depuis Zeus - qui ne dédaigne
pas la bestialité du taureau et du cygne - jusqu'au plus plébéien
des sous-dieux, le brave Priape.
Le panthéon hellène transpose la vie
amoureuse d'une civilisation raffinée et equilibrée
qui sait concilier l'esprit d'Eros et le sexe de Priape. L'érotisme
«positionnel» fut défini d'une façon si
exemplaire qu'il couvre non seulement les mondes grec et latin, le
Moyen Age, la Renaissance et les temps modernes.
Peu de nouveautés pourront s'y ajouter (culte
du Diable, de la violence) et Aristophane, Lucien, Galien, Sapho,
Horace, Ovide, Martial ou Suétone pourraient très bien
dater d'hier.