Nous passons que l'égypte a eu également son Priape
à peine moind humain mais aussi ithyphallique que l'autre: Il
se nommait Bès et il ètait probablement entré
dans le panthéon égyptien après un séjour
parmi les Noirs des source du Nil. Bès - au visage socratique
- règna depuis l'Ancien Empire, rayonna sous la la XXVIe
Dynastie et disparut tout à fait à l'époque des
Romains et des Coptes. Il symbolisait toutes les joies
de la chair et à ce titre les danseuses et les musiciens le portaient
souvent tatoué sur la face antérieure des cuisses, ce
qui peut correspondre aussi à une "spécialisation"
de la femme. Mais Bès gardait toujours les traces d'un passé
lié aux premières repréntations rupestres et cavernicoles,
où les personnages ithyphalliques étaient très
souvent zoocéphales.
Une ligne idéale - une de nos inombrables constantes - semble
réunir ces figurations qui plongent dans les grottes suédoises,
les rochers de Normandie, du Fazan, Tel-Issaghen (Leo Frobenius), Ti-n-Lalan,
Bès et Priape, et le Minotaure, jusqu'aux lithographies
romantiques de l'École de Devéria...