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LA PROSTITUTION - HAUTE ANTIQUITÉ
Nous ignorons si les sculptures préhistoriques, telles que la
Vénus de Willensdorf, la Vénus de Lespugue,
ou la Vénus de Laussel, appartiennent à un âge
oû la gynécocratie dominait déjà l'humanité
des cavernes.
Les seins - pas question d'A-mazone -, les énormes bassins de
ces femmes de l'aurignacien supérieur, leurs cuisses opulentes
nous prouvent une constante des goûts élémentaires
quels que soient le pays et l'époque.
La prostitution n'avait pas que des buts religieux. Elle correspondait
à des nécessités de la vie sexuelle, entendue dans
un sens général, et en quelque sorte moderne, depuis le
plaisir anodin, et virtuellement solitaire, jusqu'à l'exploitation
économique. Hérodote s'y perd un peu entre deux
apparences qu'il croit contradictoires et qui le ramènent de
Babylone à Thèbes: "Toute femme d'ici
doit une fois dans sa vie aller dans l'enceinte du temple de Vénus
et avoir commerce avec un étranger. Les femmes riches et distinguées,
qui e veulent pas être confondue avec les autres, se font conduire
dans des voitures couvertes, suivies de nombreux domestiques, devant
le temple, et s'y arrètent; mais le plus grand nombre va s'asseoir
sur le terrain consacré à la déesse. Elles ont
toutes la tête ceinte d'une cordelette, et se succèdent
pour occuper les places; les unes arrivante lorsque les autres se retirent.
Entre les rangs des femmes sont prtiquées, dans tous les sens,
des espèces de ruelles marquées de chaque côté
par un cordeau. Les étrangers les parcourent et font leur choix.
Aucune femme, dès qu'elle à pris place, ne retourne chez
elle avant que l'un de ces étrangers ne lui ait jeté qquelque
argent sur les genoux, et ne l'ait emménée hors du temple,
dans un lieu où elle s'abandonne à lui. En jetant l'argent,
l'étranger lui dit:
"Je prie que la déesse Mylitta te soit favorable".
(Les Assyriens donnent le nom de Mylitta à
Vénus).
La femme ne peut, quelque modique que soit la somme, la refuser,
cet argent étant réputé sacré; elle doit
également suivre le premier qui lui en a jeté, et ne
peut dédaigner personne. Lorsqu'elle quitte l'étranger,
elle prend acte comm quoi a satisfait à ce devoir religieux
envers la déesse; elle se retir ensuite dans sa maison; et
depuis ce moment, quelles que soient les offres que l'on pourra lui
faire, elle ne se rendra pas à un autre homme.
Les femmes aux belles formes harmonieuses sont promptement quittes
de ce devoir,; mais les celles que la nature a maltraitées
restent souvent très longtemps avant de pouvoir satisfaire
la loi: Et l'on en voit qui attendent quelquefois trois ou quatre
ans. Un usage semblable a existé dans quelques villes de Chypre."
(Lib. I, CXCIX).
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GRÈCE:
Olisbos.
Détail d'un vase attique du vesiècle.
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VÉNUS:
Stèatotypie.
Terre cuite,
200 av. J.-C.
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VEDETTE:
Hypertrophie mammaire.
Magazine pour hommes, USA, 1960
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RUDOLF HAUSNER:
Arche des Odysseus
Peinture, 1960
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DESSIN D'ALIÉNÉ: |
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